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Vous venez de passer une heure à présenter votre offre. Le prospect sort la question que vous redoutiez : « Vous ne pouvez pas faire un effort sur le prix ? ». Et là, quelque chose se passe. Une pression intérieure. Une envie de céder pour ne pas perdre le deal. Vous accordez une remise que vous n’aviez pas prévue – et vous signez moins bien que vous ne le pouviez.

Ce scénario, la quasi-totalité des commerciaux le vivent. Non par manque de compétences techniques, mais par manque d’assertivité : cette capacité à défendre sa position avec calme et fermeté, sans agressivité ni soumission. Ce manque d’assertivité au travail coûte cher – en marge, en crédibilité et en énergie dépensée à gérer des concessions que l’on regrette.

Selon une étude publiée par la Harvard Business Review, les commerciaux formés à l’assertivité obtiennent des marges supérieures de 23 % en moyenne à leurs collègues non formés, sur des négociations comparables. L’assertivité n’est pas un trait de caractère inné : c’est une compétence comportementale qui s’entraîne.

Dans ce guide, vous découvrirez 7 exercices concrets – immédiatement applicables – pour développer votre assertivité en négociation commerciale, défendre vos prix avec conviction, et closer avec l’autorité des meilleurs négociateurs.

Sommaire :

1. Qu’est-ce que l’assertivité en négociation ? Définition et enjeux

L’assertivité est la capacité à exprimer clairement ses besoins, positions et limites, en respectant ceux de l’autre partie. En négociation commerciale, elle se traduit par une posture ni soumise ni agressive : vous tenez votre position sans attaquer, vous cédez quand c’est justifié mais pas par peur, et vous dites non quand c’est nécessaire sans vous en excuser.

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Assertivité : définition en 30 secondes

L’assertivité est un mode de communication assertive qui consiste à exprimer ses opinions, besoins et limites de façon directe, honnête et respectueuse – sans agressivité envers l’autre, sans soumission envers la pression. Concrètement, un commercial assertif dit « non » sans s’excuser, pose ses conditions sans s’agiter, et maintient son prix sans se justifier à l’infini.

En contexte professionnel, l’assertivité au travail se distingue de la simple confiance en soi : elle intègre une dimension relationnelle forte. Être assertif, c’est tenir sa position tout en préservant la qualité du lien avec son interlocuteur. C’est précisément ce qui la rend indispensable en négociation commerciale, où la relation client s’inscrit dans la durée.

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1.1 – Le spectre comportemental : entre soumission et agressivité

La plupart des commerciaux oscillent entre deux extrêmes selon les situations. L’assertivité est le point d’équilibre stable que l’on construit par la pratique.

PostureComportement observé en négociation
Soumission (sous-assertivité)Accorde des remises sans demander de contrepartie. Evite les sujets qui fâchent. Reformule sa proposition pour ‘ne pas déranger’.
Assertivité (optimale)Maintient sa position avec des arguments. Pose des questions avant de céder. Dit non clairement et propose des alternatives.
Agressivité (sur-assertivité)Impose ses vues sans écouter. Répond aux objections par des contre-attaques. Crée des rapports de force qui brisent la relation.

1.2 – Pourquoi l’assertivité est stratégique pour un commercial en 2026

Les acheteurs professionnels sont formés à la négociation. Ils testent systématiquement la résistance de leurs fournisseurs : une première objection sur le prix n’est souvent pas une objection réelle – c’est un test. Un commercial sous-assertif la traite comme une urgence et cède. Un commercial assertif la traite comme une information et questionne.

En 2026, avec des cycles de vente plus longs et des acheteurs mieux préparés, l’assertivité est le différentiateur qui sépare les commerciaux qui défendent leurs marges de ceux qui les sacrifient pour conclure à tout prix.

Pour comprendre comment l’assertivité s’inscrit dans une méthode de négociation globale, notre article sur la négociation raisonnée et la méthode Harvard pose les bases théoriques essentielles.

2. Pourquoi les commerciaux manquent d’assertivité : les 3 freins principaux

Le manque d’assertivité n’est presque jamais un choix conscient. Ce sont des mécanismes psychologiques enracinés – souvent depuis longtemps – qui se déclenchent automatiquement sous pression. Les identifier est la première étape pour les surmonter.

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Frein 1 – La peur de perdre le deal (FOMO commercial)

La crainte de voir un prospect partir est le frein le plus fréquent. Elle conduit à surévaluer l’importance d’une seule opportunité – et à sous-évaluer sa propre valeur. Un commercial qui a peur de perdre un deal a déjà perdu en partie sa capacité à négocier. Parce que la peur se ressent – dans le ton, dans la formulation, dans la vitesse à céder.

La solution n’est pas de nier la peur – c’est de construire un BATNA solide (d’autres opportunités en portefeuille) qui réduit objectivement l’enjeu de chaque négociation.

Exemple terrain : un commercial grand compte dans le secteur SaaS doit signer 3 contrats ce trimestre. Il lui en manque un à deux semaines de la clôture. Le prospect demande – 20 % sur l’abonnement annuel. Sous la pression de l’objectif, il accorde la remise sans négocier – alors qu’il aurait pu proposer un onboarding offert ou une extension de période d’essai comme alternative. Ce qu’il ignorait : le prospect avait déjà choisi la solution. Il testait simplement sa résistance. La peur du trimestre raté lui a coûté 3 000 euros de marge sur un deal gagné d’avance.

Frein 2 – La croyance que céder = être aimable

Beaucoup de commerciaux assimilent la souplesse à une qualité relationnelle. « Si j’accède à sa demande, il va m’apprécier et signer. » C’est l’inverse qui se produit souvent : un acheteur qui obtient facilement des concessions perçoit inconsciemment son fournisseur comme peu sûr de sa valeur – et continue à pousser.

L’assertivité respectueuse crée davantage de confiance que la complaisance. Un interlocuteur sait qu’il peut croire ce que vous dites – parce que vous ne dites pas oui à tout.

Exemple terrain : une commerciale dans le secteur de la formation professionnelle accorde systématiquement une remise de 10 % en fin de rendez-vous, convaincue que ce geste va « débloquer » la décision. Résultat observé sur 6 mois : ses clients les plus exigeants reviennent à chaque renouvellement en demandant davantage, anticipant que la négociation fait partie du processus. Ses collègues qui tiennent le prix dès le premier entretien signent les mêmes clients – sans remise. Tenir sa position n’a pas brisé la relation : ça l’a rendue plus saine.

Frein 3 – L’absence de technique (improviser sous pression)

Sous pression, le cerveau revient à ses comportements automatiques. Si votre réponse automatique aux objections n’a jamais été entraînée, vous improviserez – et l’improvisation sous pression produit rarement de l’assertivité. Elle produit soit la soumission (« d’accord »), soit l’agressivité (« ce n’est pas possible »).

Exemple terrain : un ingénieur commercial technique, excellent sur le plan produit, se retrouve face à un acheteur expérimenté qui enchaine les objections. N’ayant jamais travaillé ses réponses, il commence à justifier le prix point par point – signalant ainsi l’inconfort et invitant l’acheteur à attaquer chaque argument. En 20 minutes, il a perdu 8 % de marge. Un protocole de 4 semaines d’exercices aurait installé les réflexes qui lui manquaient ce jour-là.

C’est là que les exercices d’assertivité interviennent : ils permettent d’entraîner des réponses calibrées jusqu’à ce qu’elles deviennent automatiques – et qu’elles remplacent les anciens réflexes. Pour comprendre les mécanismes comportementaux qui sous-tendent ces automatismes, notre article sur l’intelligence comportementale vous donnera le cadre de fond.

3. Les 7 exercices d’assertivité pour négocier avec impact

Chaque exercice est conçu pour être pratiqué seul ou en tandem (binome commercial). La fréquence recommandée : 3 à 4 exercices par semaine pendant 4 semaines pour ancrer les nouveaux réflexes. Les résultats terrain apparaissent généralement dès la 2ème semaine.

ExerciceDuréeNiveauFormat
1. Le refus justifié10 min⚡ FacileSolo ou binôme
2. L’ancrage verbal15 min⚡ FacileSolo (vidéo recommandée)
3. Le disque rayant20 min⚡⚡ IntermédiaireBinôme indispensable
4. La question en réponse15 min⚡⚡ IntermédiaireBinôme indispensable
5. La concession calibrée20 min⚡⚡ IntermédiaireBinôme indispensable
6. Le silence assertif10 min⚡⚡⚡ DifficileSolo ou binôme
7. Le jeu de rôle métier45 min⚡⚡⚡ DifficileTrinôme (observateur requis)

Exercice 1 – Le refus justifié : dire non sans s’excuser

Objectif : formuler un refus clair, ferme et respectueux, sans formules d’excuse qui affaiblissent le message.

Protocole (10 minutes) : votre partenaire joue un acheteur qui demande « – 15 % sur le prix ». Votre mission : refuser la demande sans dire « je suis désolé », « je comprends mais… » ou « malheureusement ». Utilisez uniquement des formulations directes et positives.

Formulations assertives à pratiquer
« Ce n’est pas dans notre espace de négociation sur ce poste. En revanche, voici ce que je peux proposer… »
« Le prix reflète la valeur délivrée. Je ne peux pas baisser sans réduire ce que vous recevez. »
« Je ne suis pas en mesure de faire ça. Ce que je peux faire, c’est… »
Chaque formule contient : le refus (clair), l’absence d’excuse (posture), et une alternative (ouverture).

Erreur fréquente sur cet exercice : ajouter une justification longue après le refus. Plus vous expliquez pourquoi vous refusez, plus vous signalez un malaise. Le refus assertif est court, direct, et immédiatement suivi d’une proposition alternative – pas d’un plaidoyer.

Exercice 2 – L’ancrage verbal : poser le premier chiffre avec conviction

Objectif : formuler une position d’ouverture chiffrée sans hésitation ni formule d’atténuation.

Protocole (15 minutes) : préparez 3 scénarios de négociation avec des chiffres définis. Entraînez-vous à les énoncer à voix haute, en regardant votre partenaire, sans ajouter « environ », « autour de », « si ça vous convient ».

Variante avancée : enregistrez-vous en vidéo. Rejouez. Analysez votre posture, votre ton, le contact visuel. Le langage non verbal révèle souvent un manque d’assertivité invisible à l’oral

Signe de progrès : vous énoncez votre prix sans modifier votre posture, sans détourner le regard, et sans ajouter une phrase d’atténuation dans les 10 secondes qui suivent.

Erreur fréquente sur cet exercice : choisir un chiffre « rond » pour paraitre plus souple. Annoncer 10 000 euros au lieu de 10 400 euros signale que vous avez déjà réduit votre prix avant même d’avoir négocié. Entraînez-vous à énoncer des chiffres précis – ils sont plus crédibles et ancrent mieux la négociation.

Exercice 3 – Le disque rayant : tenir sa position face à la répétition

Objectif : résister à la pression par répétition sans céder ni s’agacer. Le « disque rayant » est une technique issue de la communication non violente : vous répétez calmement votre position à chaque nouvelle tentative de l’autre partie, avec des formulations légèrement variées mais un message identique.

Protocole (20 minutes) : votre partenaire formule la même demande (baisse de prix) sous 5 angles différents en 10 minutes. Vous devez maintenir votre position à chaque fois, sans hausser le ton, sans vous justifier de plus en plus longuement (signe de malaise), et sans céder.

Ce que cet exercice développe : la stabilité sous pression. Beaucoup de commerciaux cèdent non pas au premier refus mais au 3ème ou 4ème – par fatigue psychologique. L’exercice installe la résilience.

Erreur fréquente sur cet exercice : utiliser exactement les mêmes mots à chaque répétition, ce qui sonne mécanique et peut braquer l’interlocuteur. Variez les formulations tout en gardant le fond identique : « Je maintiens ce prix », puis « Ce tarif reste notre référence sur ce type de projet », puis « Nous ne sommes pas en mesure de descendre sur ce poste ». Même message, registres différents.

Exercice 4 – La question en réponse : requalifier l’objection prix

Objectif : ne jamais répondre à une objection prix par une concession automatique. La bonne réponse à une objection est presque toujours une question.

Protocole (15 minutes) : à chaque objection formulée par votre partenaire, vous devez répondre uniquement par une question pendant 10 échanges. Sans donner de chiffre, sans proposer de remise, sans défendre votre prix.

Questions de requalification à pratiquer
« Qu’est-ce qui vous amène à cette comparaison de prix ? »
« Sur quelle base estimez-vous que c’est trop cher ? »
« Si le prix n’était pas un sujet, est-ce que cette solution répond à votre besoin ? »
« Quel est le vrai problème que vous essayez de résoudre avec cette demande de remise ? »
Ces questions redirigent la conversation vers la valeur – pas vers le prix. Elles sont le coeur de l’assertivité en négociation.

Erreur fréquente sur cet exercice : poser une question fermée qui permet un simple « oui » ou « non ». « Est-ce que le prix est vraiment un problème ? » n’est pas une question de requalification – elle permet à l’acheteur de confirmer son objection. Préférez toujours les questions ouvertes qui invitent à développer : « Qu’est-ce qui se cache derrière cette demande ? »

Exercice 5 – La concession calibrée : céder sans se soumettre

Objectif : faire des concessions uniquement en échange de quelque chose – et formuler cette exigence de contrepartie naturellement, sans créer de tension.

Protocole (20 minutes) : entraînez-vous à la formule en 3 temps. Votre partenaire demande une remise. Vous répondez : (1) reconnaissez la demande, (2) posez une condition, (3) proposez la concession sous condition.

EtapeFormulation
1. Reconnaissez« Je comprends que le budget est un enjeu pour vous. »
2. Posez une condition« Si vous vous engagez sur un volume annuel de X ou sur une decision avant vendredi… »
3. Proposez sous condition« …je peux alors vous proposer X % de remise sur cette ligne. »

Ce que cet exercice installe : la conviction que chaque concession a une valeur. Vous n’offrez pas – vous échangez. Ce changement de posture est transformateur pour les commerciaux habitués à céder sans demander.

Erreur fréquente sur cet exercice : formuler la condition après la concession. Dire « je vous fais 5 % de remise si vous signez avant vendredi » inverse l’ordre et affaiblit la contrepartie – l’acheteur a déjà entendu le chiffre et peut négocier la condition. Posez toujours la condition en premier : « Si vous décidez avant vendredi, je peux envisager un geste sur ce poste. »

Pour approfondir la logique des concessions en négociation, notre article sur la défense des marges en négociation B2B est un complément direct.

Exercice 6 – Le silence assertif : tenir le vide après une position

Objectif : s’entraîner à rester silencieux après avoir énoncé une position, sans combler le vide par des justifications superflues ou des concessions réflexes.

Protocole (10 minutes) : vous énoncez une position ou un prix. Votre partenaire reste lui aussi silencieux. Objectif : tenir 30 secondes de silence mutuel sans reprendre la parole. Augmenter progressivement jusqu’à 60 secondes.

Pourquoi cet exercice est difficile : le silence génère une pression psychologique intense pour celui qui vient de parler. L’impulsion naturelle est de « sauver le silence » en ajoutant une précision, une nuance, ou directement une concession. Cet exercice entraîne la résistance à cette impulsion.

Erreur fréquente sur cet exercice : rompre le silence avec une question plutôt que d’attendre une réaction. Dire « Alors, qu’en pensez-vous ? » immédiatement après votre position libère la pression sur l’autre partie et annule l’effet du silence. Laissez la question non formulée dans l’air – l’interlocuteur la comprend sans que vous la posiez.

Notre article dédié à l’utilisation du silence en négociation vous donnera le cadre théorique et des exercices supplémentaires.

Exercice 7 – Le jeu de role métier : négociation complète sous pression

Objectif : intégrer tous les éléments précédents dans une négociation complète simulée, avec un observateur externe qui donne du feedback.

Protocole (45 minutes) : en trinome. Le commercial négocie. L’acheteur est briefé pour pousser fort sur le prix (3 demandes de remise, 2 ultimatums, 1 fausse rupture). L’observateur note les comportements assertifs et non assertifs. Debriefing de 15 minutes.

Grille d’observation pour le debriefing :

  • Maintien de la position initiale (oui / non / combien de fois)
  • Qualité des questions posées face aux objections
  • Gestion du silence (tenu / rempli automatiquement)
  • Concessions accordées avec ou sans contrepartie
  • Ton et posture : assertif / soumis / agressif

Erreur fréquente sur cet exercice : choisir un partenaire trop complaisant pour jouer l’acheteur. Un jeu de rôle efficace nécessite un acheteur qui pousse vraiment – fausse rupture incluse. Si votre partenaire est trop gentil, vous ne développez pas les réflexes dont vous avez besoin face à un acheteur professionnel. Briefez-le explicitement pour qu’il soit exigeant.

Ce 7ème exercice est le plus formateur – parce qu’il combine la pression du réel et le feedback systématique. Les meilleurs commerciaux font ce type de simulation au moins une fois par mois. Pour enrichir ce jeu de role avec des techniques de lecture comportementale, notre article sur l’effet miroir en négociation vous donnera des outils concrets à intégrer dès la prochaine simulation.

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4. Études de cas : l’assertivité en action sur le terrain

📌 ÉTUDE DE CAS – Commercial B2B dans le secteur des services : + 18 % de marge en 8 semaines
Contexte :
Un commercial charge de comptes dans une entreprise de services B2B, en poste depuis 3 ans, constate qu’il cede systematiquement des remises de 8 a 12 % sur chaque renouvellement de contrat. Son manager estime qu’il laisse 15 000 a 20 000 euros de marge sur la table chaque trimestre.
Approche :
Travail sur les 3 freins identifies (peur de perdre le deal, croyance que ceder = etre aimable, absence de technique). Pratique des exercices 1, 3, 4 et 5 trois fois par semaine pendant 6 semaines. Jeu de role mensuel avec feedback manager.
Resultats sur 8 semaines :
Taux de remise moyen accorde : 9,2 % – 5,1 % (baisse de 45 %)
Marge commerciale sur portefeuille : + 18 % vs trimestre precedent
Taux de closing : stable (aucune vente perdue attribuable au changement de posture)
Feedback clients : « plus professionnel », « plus clair sur ce qu’il peut faire »
L’assertivite n’a pas coute un seul deal. Elle a recupere la marge qui etait cedee inutilement.
📌 ÉTUDE DE CAS – Equipe commerciale d’une PME industrielle : reduction des remises de fin d’annee
Contexte :
Une PME industrielle de 12 commerciaux observe chaque annee le meme phenomene : en decembre, les remises accordees pour boucler les objectifs annuels explosent, erodant 3 a 4 points de marge sur le trimestre.
Solution mise en place :
Atelier collectif de 2 jours sur l’assertivite en negociation en octobre. Focus sur les exercices 1 (refus justifie), 5 (concession calibree) et 7 (jeu de role metier). Mise en place d’une charte interne de concessions maximales par segment client.
Resultats :
Remises accordees en decembre : – 31 % vs annee precedente
Marge operationnelle Q4 : + 2,8 points
3 commerciaux ont ete promus au semestre suivant, dont 2 directement lies a l’amelioration de leurs indicateurs de marge

5. Les erreurs à éviter quand on développe son assertivité

Erreur 1 – Confondre assertivité et agressivité

L’assertivité ne signifie pas imposer sa volonté. Un commercial qui dit « mon prix est non négociable, prenez-le ou laissez-le » n’est pas assertif – il est agressif. L’assertivité maintient la relation tout en tenant la position. Ce sont les formulations, le ton et l’écoute qui font la différence.

Erreur 2 – Pratiquer les exercices une fois et attendre des résultats

L’assertivité est une compétence musculaire : elle demande une pratique répétée pour remplacer des automatismes installés depuis des années. Une séance d’exercices ne changera pas votre comportement sous pression. Un protocole de 4 semaines oui. La constance prime sur l’intensité.

Erreur 3 – Développer son assertivité sans travailler l’écoute

L’assertivité sans écoute devient de l’obstination. Les commerciaux les plus efficaces combinent une position ferme avec une capacité à détecter les signaux d’ouverture de l’autre partie – et à s’y adapter sans céder sur l’essentiel. L’exercice 4 (question en réponse) entraîne cette combinaison.

Erreur 4 – Afficher son assertivité dès l’ouverture de la négociation

Certains commerciaux, une fois formés à l’assertivité, tombent dans l’excès inverse : ils arrivent en négociation en mode forteresse dès les premières minutes, avant même que le sujet du prix soit abordé. L’assertivité mal calibrée au mauvais moment donne une impression de rigidité – et ferme les portes avant même qu’elles n’aient été ouvertes.

La bonne séquence : écoute et exploration dans la première partie de l’entretien, assertivité ferme quand la négociation sur le prix s’engage. L’assertivité est une réponse à la pression, pas une posture permanente. Un commercial qui sait basculer entre écoute ouverte et position ferme selon la phase de la négociation est infiniment plus efficace que celui qui reste en mode défensif du début à la fin.

Erreur 5 – Négliger le travail de récupération après une négociation difficile

L’assertivité s’use. Après une négociation éprouvante – un acheteur agressif, une pression temporelle extrême, un deal important – de nombreux commerciaux entrent dans la négociation suivante avec des réserves comportementales amoindries. Ils cèdent plus vite, s’agacent plus tôt, ou évitent le sujet du prix. C’est le signe d’une fatigue assertive – réelle et documentable.

Le remède : intégrez un temps de décompression entre deux négociations importantes. Notez ce qui s’est passé, ce qui a fonctionné, ce que vous feriez différemment. Ce debriefing rapide – 10 minutes suffisent – restaure la lucidite et évite que les émotions d’une négociation ne contaminent la suivante. Les meilleurs négociateurs ont tous ce rituel de récalibration.

6. Comment aller plus loin : formation et pratique guidée

Les 7 exercices de ce guide sont un point de départ solide. Mais l’assertivité se développe exponentiellement avec un feedback professionnel – quelqu’un qui observe, corrige et challenge vos comportements en temps réel.

6.1 – Les formations Accédia pour développer l’assertivité commerciale

Les programmes de formation à la négociation commerciale Accédia intègrent un module dédié à l’assertivité et à l’intelligence comportementale en situation de négociation. Les participants travaillent leur posture, leur formulation et leur gestion du silence – avec des mises en situation filmées et analysées.

La formation à la méthode DISC est particulièrement adaptée aux commerciaux souhaitant adapter leur niveau d’assertivité au profil comportemental de leur interlocuteur : un acheteur analytique ne réagira pas à la meme posture qu’un décideur expressif.

Pour les commerciaux souhaitant un travail individualisé sur leur posture et leurs automatismes, le coaching en négociation Accédia propose des séances de pratique guidée avec feedback expert – le format le plus efficace pour transformer durablement les comportements.

6.2 – Ressources complémentaires

Pour aller plus loin sur les techniques de négociation qui complètent l’assertivité, notre guide sur la négociation raisonnée et la méthode Harvard et notre article sur la défense des marges en négociation B2B sont deux lectures directement applicables après ce guide.

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7. Questions fréquentes sur les exercices d’assertivité

L’assertivité peut-elle vraiment s’apprendre ou est-ce inné ?

L’assertivité est une compétence comportementale, pas un trait de caractère figé. Elle s’apprend et se développe par la pratique répétée, exactement comme la conduite ou la prise de parole en public. Les études en psychologie comportementale montrent qu’un protocole d’entraînement de 4 à 6 semaines suffit à créer de nouveaux automatismes mesurables.

Combien de temps faut-il pour voir des résultats sur le terrain ?

Les premiers effets se voient généralement dès la 2ème ou 3ème semaine de pratique : les commerciaux rapportent moins de cédez réflexes, une plus grande facilité à tenir leurs positions, et un sentiment de confort accru face aux objections prix. Les résultats chiffrés (marge, taux de remise) deviennent mesurables à partir de la 6ème semaine.

Ces exercices fonctionnent-ils aussi en négociation interne (avec son manager ou ses collègues) ?

Tout à fait. L’assertivité est une compétence transversale qui s’applique à toutes les situations de négociation : client, fournisseur, manager, collègue. Les exercices 1 (refus justifié), 3 (disque rayant) et 6 (silence assertif) sont particulièrement efficaces en contexte interne, où la pression relationnelle est souvent plus forte qu’avec un client externe.

Quelle est la différence entre assertivité et communication non violente (CNV) ?

La communication non violente (CNV) est un cadre global de communication respectueuse. L’assertivité en est une composante : elle se concentre spécifiquement sur la capacité à exprimer et défendre ses besoins et positions. En négociation commerciale, l’assertivité est l’application pratique des principes CNV dans des situations à enjeux élevés.

Faut-il un partenaire pour pratiquer ces exercices ou peut-on travailler seul ?

Les exercices 1, 2 et 6 peuvent être pratiqués seul (devant un miroir ou en enregistrement vidéo). Les exercices 3, 4, 5 et 7 nécessitent un partenaire pour créer la pression réaliste qui entraîne les bons automatismes. Un collègue commercial, un manager ou un coach sont les interlocuteurs idéaux.

8. Conclusion

Développer ses exercices d’assertivité n’est pas une question de personnalité – c’est une question d’entraînement. Les 7 exercices de ce guide couvrent l’ensemble du spectre : du refus justifié au silence stratégique, en passant par la concession calibrée et le jeu de role sous pression. Chacun cible un automatisme précis à remplacer.

Les commerciaux qui s’entraînent à l’assertivité ne perdent pas de deals. Ils en signent davantage – à de meilleures conditions. Parce que l’assertivité crée de la confiance, la confiance crée de la crédibilité, et la crédibilité est le fondement de toute relation commerciale durable.

En 2026, dans un environnement où les acheteurs sont de plus en plus formés et les cycles de vente de plus en plus exigeants, l’assertivité n’est plus une option : c’est le seuil minimal pour négocier avec impact.

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